Le petit Caderoussier janvier 1926

7 janvier 2019

JANVIER 1926

LE PETIT CADEROUSSIER
 
Bulletin Mensuel

Lisez et faites lire Conservez chaque Numéro
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SOCIETE DE LA BONNE PRESS DU MIDI
A VAISON (Vaucluse)

Le Petit Caderoussier
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 Caderousse 10 Décembre 1925
Mes chers Paroissiens,
Puisque j’aurai le bonheur, par l’intermédiaire du Petit Caderoussier, d’entrer à votre foyer le premier jour de l’an, je ne veux pas manquer de faire ce que feront, ce jour-là, tous les amis et parents qui viendront vous rendre visite. Avec eux, je vous redis la naïve formule que j’ai entendue bien souvent et que je vous traduis en français : ‘Bonjour, braves gens, je vous souhaite une bonne année, accompagnée de bien d’autres’.
Primitivement, dans les âges de foi, que signifiait cette formule ? Etait-ce simplement un souhait plus ou moins sincère de santé, de bonheur temporel et de longue vie ? Assurément non. Dans les âges de foi, la première place dans l’appréciation des chrétiens était accordée aux biens spirituels. Lorsqu’on souhaitait à quelqu’un une bonne année, on désirait, sans doute, pour lui qu’il fut exempt, durant cette année, de maladie, d’infirmité, d’épreuves, de tout ce qu’en un mot on considère comme des maux ; mais on lui désirait, surtout, qu’il fût heureux du bonheur que donnent la grâce de Dieu, la fidélité aux devoir chrétiens et la pratique des vertus qui méritent le ciel.
Eh bien, mes amis, en vous disant à tous qui que vous soyez : ‘Bonjour, braves gens, je vous souhaite une bonne année, accompagnée de bien d’autres’ ; je ne restreins pas mes vœux au sens qu’on peut donner, de nos jours, à cette formule. Je les élargis le plus possible, selon le sens qu’y donnaient nos ancêtres, bons chrétiens et catholiques fervents. Pour tous, je demande à Dieu, et de tout cœur, que l’année 1926 soit vraiment heureuse, et au point de vue spirituel et au point de vue temporel. Mon devoir de civilité rempli en bon Pasteur, je m’assieds à votre foyer, pour vous annoncer une nouvelle qui vous fera plaisir.
J’ai été si touché de votre accueil cordial et de la sympathie dont vous m’avez entouré dès les premiers jours de mon séjour parmi vous, que je résolus aussitôt de vous marquer ma reconnaissance par des œuvres qui dureraient. Déjà vous voyez un premier effet de cette résolution : les réparations de votre chère église menées su rapidement, et vous donnant une idée de ce qu’elle était dans sa jeunesse, c’est-à-dire au 13e siècle.
Ensuite, je formai le projet d’écrire votre histoire locale. Il m’a fallu faire de patientes recherches pour réunir les éléments nécessaires à mon projet. Ces recherches m’ont pris du temps ; mais, grâce à Dieu, elles ont abouti. Je possède des documents suffisants, pour me permettre de commencer cette histoire avec le 1er numéro du Petit Caderoussier de l’année nouvelle. Que cette histoire, mes chers Paroissiens, vous fasse plaisir, et vous dise tout l’affectueux dévouement de votre Curé !
 Henri BLANC
P.S.– Je remercie tous ceux qui se sont empressés de me fournir les renseignements que je leur demandai. Je dois un remerciement tout particulier à la famille du regretté docteur Charles Millet, qui a mis, entre mes mains, les précieux mémoires historique de l’abbé Frédéric Léon Berbiguier, mort en 1803. Ce mémoire a été composé en 1779, et comprend plus de trois siècles de notre histoire locale. Les autres documents, je me les suis procurés à prix d’argent ; un seul m’a coûté 150 fr 00. Vous ne serez pas étonnés que j’aie augmenté le prix des abonnements : 4 fr. 00 pour les abonnés à la Croix du Dimanche et à la Croix du Comtat : 6 fr. 00 pour les abonnés du pays au seul Caderoussier ; 8 fr. 00 pour les abonnés étrangers au pays. Les abonnements se payent tous dans le mois de Janvier.
 H. B.
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STATISTIQUE PAROISSIALLE
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Baptêmes. – Le14 novembre, Madeleine Bourret, fille de Mr et Mme Louis Bourret, demeurant rue des Ecoles. Le 15 Novembre, Rosette Vivet, fille de Mr et Me Clovis Vivet, demeurant rue de l’Hôpital.
Décès. – Le 4 Décembre, Rose Lassia, décédée à l’âge de 85 ans, munie des sacrements.
Morts d’il y a un an. – Le 16 Janvier, Marie Rose Bayle. – Le 26 Janvier, Louis Crégut.

CHRONIQUE RELIGIEUSE
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Fête de l’Adoration. – Le 30 Novembre eut lieu dans la paroisse la fête de l’Adoration perpétuelle. Plusieurs prêtres des environs vinrent rehausser par leur présence l’éclat de nos cérémonies. La messe avec diacre et sous-diacre fut chantée par Mr l’abbé Mame, curé de Châteauneuf du Pape, pendant laquelle les choristes exécutèrent de pieux cantiques. Durant toute la journée, les adorations se succédèrent nombreuses au pied du St Sacrement, répondant ainsi à l’appel du divin Maître, et à l’invitation que Mr le Curé leur avait adressée.
Aux Vêpres, nous eûmes le plaisir d’entendre un éloquent sermon sur l’Eucharistie, par Mr l’abbé Félix, curé de St Florent. Un salut solennel termina cette pieuse journée.
Fête de St Eloi. – Le 6 Décembre a été célébrée dans la paroisse la fête de St Eloi. A la première messe, plusieurs hommes faisant partie de l’Association paroissiale s’approchèrent de la Ste Table. Espérons que l’année prochaine, ils seront encore plus nombreux.
Fête de l’Immaculée Conception. – Le 8 Décembre fête de l’Immaculée Conception, la messe fût célébrée dans la chapelle de l’Hôpital, qui est desservi par deux religieuses de l’Immaculée-Conception. Le soir eut lieu la bénédiction du St Sacrement, précédée d’une allocution sur la fête du jour.

Echos et nouvelles

Vols. – Le 12 Novembre, une somme importante fut dérobée à Mr Reynaud demeurant au quartier du Brou. Plusieurs autres vols furent commis à la campagne. Dernièrement deux individus furent arrêtés et conduits en prison à Orange.
- Le 1ER Décembre, Mr Andrien Roche, domestique au Rameyrols, reçut de son cheval attelé un coup de pied à la figure, il fut renversé et le tombereau lui passa sur le côté. Il est maintenant en bonne voie de guérison.
- Le 3 et 8 Décembre, deux chevaux furent congestionnés par le froid, celui de Mr Ponson et de Mr Paul Ferragut. Confiés aux sois du vétérinaire, ces chevaux sont hors de danger.
- Le 9 Décembre, un cirque vint stationner sur le Cours Grands et Petits furent satisfaits de leur soirée.
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HISTOIRE DE CADEROUSSE
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Chapitre 1er
Antiquité de Caderousse
‘Le bourg de Caderousse, écrit le bon abbé Berbiguier, faisant partie du Comtat Venaissin, est situé sur la rive gauche du Rhône, à quatre lieus nord-ouest d’Avignon, à pareille distance sud-est de Pont-St-Esprit, et à une lieue sud-ouest d’Orange. Son ancienneté se perd dans la nuit des temps ; et il n’ya aucun monument qui puisse en fixer la première époque. Cependant on croit pouvoir affirmer qu’il existait, ceint de murailles, tel qu’il est aujourd’hui (1779), bien avant le XIIe siècle’
En effet, on explorerait en vain tous les coins et recoins du pays, on sonderait tous les alentours qui conservent quelques vestiges du passé, nulle part on ne découvrirait les traces d’une antiquité remontant au-delà du neuvième siècle. Le plus vieil édifice de Caderousse est la chapelle de St Martin, hors les murs, attenante au cimetière actuel. L’abbé Berbiguier nous dit : ‘Cette chapelle est la titulaire du Prieuré ; c’est un reste des plus anciens édifices qui soient, peut-être, dans le Comtat. Il est au nord de Caderousse à une portée de fusil de la porte Castellan. Les connaisseurs en architecture croient pouvoir assurer que cette église a été construire vers le IXe ou Xe siècle. Sa façade, sa toiture en larges dalles de pierres comme celles de la toiture de la cathédrale de Maguelonne près Montpellier, le pourtour extérieur de son abside accusant bien au moins mille ans d’existence. On prétend qu’elle fut bâtie sur l’emplacement d’un temple païen, dans lequel les idolâtres vénéraient Jupiter Ammon ou Jupiter Cornutus, parce qu’on découvrit un médaillon représentant un Jupiter, avec des cornes en volutes comme celles du bélier. Avant la Révolution, ce médaillon était encastré sur la porte de la maison claustrale, appelée de nos jours encore la clastre. Il se trouve maintenant au musée Calvet d’Avignon, dans une salle du rez-de-chaussée.
L’Eglise St Michel, qui est actuellement l’église paroissiale, suit de près la chapelle St Martin, mais par son abside seulement ; car la grande nef et les deux nefs latérales sont du treizième siècle pour les vrais connaisseurs. Le grand arceau triomphal, comme l’appelle l’abbé Berbiguier, a été appliqué contre ce qui restait de l’abside ; et l’architecte ne s’est même pas inquiété d’atténuer par un artifice de construction, la mauvaise impression que l’on éprouve devant un grand arc gothique soutenant une sorte de calotte romane. En présence de ces deux monuments dont l’antiquité ne peut être contestée, il n’est pas téméraire de penser que déjà aux neuvième et dixième siècles, le territoire était assez peuplé, puisque les nécessités du culte avaient exigé la construction de deux églises, toutes deux étant attenantes à un cimetière. Y-avait-il une agglomération importante, ceinte de murs ? Je le crois, sans pouvoir le donner comme certain. Néanmoins, on ne conçoit pas Caderousse formant bourg, sans une digue qui le protégeât contre les inondations du Rhône.
Mais à quelle époque faire remonter cette agglomération ? Si le Jupiter Co nutus qui était sur la porte de la maison claustrale, provient d’un temple païen, duquel la chapelle S. Martin occuperait l’emplacement les étymologistes du mot Caderousse ne seraient pas éloignés de la vérité, quand ils nous disent les uns avec l’abbé Chabrol, qui fut principal du collège d’Orange vers l’année 1850 : ‘Caderousse n’est autre que Cavaronia – Ville des Cavares’. De fait on trouve un ancien titre latin de Caderousse qui se rapproche de Cavaronia, ce titre est Cadaronia. Un changement de consonne suffit-il pour faire rejeter l’opinion de l’abbé Chabrol ? Peut-être, d’autant plus que ce titre latin est unique, tandis que depuis 1080 à 1550 on trouve fréquemment Cadarossa ; Cadarossia ; Caderossa, et même, Caderossi. C’est pourquoi j’inclinerais, de préférence, pour les étymologistes qui nous disent : ‘Caderousse vient de deux mots celtiques Cad ou Cader et Ros. Cad signifie lieu ; Cader petite ville Ros signifie champ fleuri ou pointe de terre au confluent de deux rivières. C’était bien le cas de Caderousse, Avant le 13e siècle, lorsque l’Aygues, n’ayant pas encore changé son lit, venait se jeter dans le Rhône au sud-est de Caderousse. Quand on objecte aux tenants de cette opinion la voyelle qui est entrée dans la composition du mot, ils vous répondent avec Bullet cité par le docteur Charles Millet : ‘Cette voyelle n’altère nullement le sens des syllabes, on peut l’ajouter ou la retrancher indifféremment’. On a donc puajouter a ou é à Cad et le joindre à Ros sans nuire à la signification de l’un et de l’autre ; on obtenait ainsi Cadaros ou Caderos, auxquels les Latins, quand ils s’emparèrent de notre région, ajoutèrent plus tard la terminaison en a après le redoublement de l’s final.
Enfin un Caderoussier, M. Louis Roche, fait venir Caderousse du verbe latin Cadit qui indique le confluent d’une rivière, et du nom celtique Arar, rivière, et, dans le cas présent, rivière d’Aigues.
D’après lui, primitivement, on aurait dit Cap d’Araoüs ; puis Cadarousse, comme on dit encore en patois, et enfin, Caderousse. Nous verrons quelle est la conclusion qu’on pourrait tirer de ces différentes opinions, dans le prochain numéro du Caderoussier. Pour aujourd’hui, je terminerai en mentionnant deux étymologies populaires, qui se sont transmises d’âge en âge, et dont l’abbé Berbiguier se moque agréablement :
‘La première prétend qu’il y avait autrefois une espèce de Cap tout auprès du dit lieu, formé par les alluvions au fleuve ; et que certaine colonie vint s’y établir sous le nom de Cap-de-Rousse.
‘La seconde plus bizarre encore suppose que l’endroit en question n’était qu’un bois ; qu’entre ce bois et le Rhône il y avait une sorte d’auberge, dont l’hôtesse, veuve d’un nommé Roux, commit plusieurs assassinats. On lui trancha la tête qu’on mit au haut d’une perche. Les bateliers, en approchant de cette sorte de phare, s’écriaient en riant : Vois le Cap de Rousse, c’est-à-dire la tête de la Rousse. Et le nom serait resté au pays qui se fonda peu à peu.
Cum relego, ajoute l’abbé Berbiguier, scripsisse pudet, dum tolia cerno.
Me quoque qui feci judice, digna lui.
En me relisant j’ai honte d’avoir écrit ces sornettes.
Et moi-même qui les ai écrites, je trouve bon de les effacer’.
 (A suivre)


LIBRE PENSEE
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Te voilà de bonne humeur, ce matin, faisait Jean Pierre à son ami René, croisé au Cercle des 3 Billards.
- Y a de quoi ! Tiens, juge de cet apéritif. Ce disant, René tendit à Jean Pierre les statuts de la Libre Pensée de Rocherouge, (édition 1912).
- C’est ça, qui t’amuse tant ?
- Mais oui. Lis donc seulement la 1er phase : ‘La philosophie et la science ont percé les ténèbres qui, depuis tant de siècles, entouraient l’esprit humain’. Ne crois-tu pas que cela vaut son pesant d’or en fait de style… pompier… et d’idées ?... Non, tu vois pas Machin, incapable de parler 3 minutes sans dire quelque bourde, qui n’est pas fichu d’écrire sans fautes une seule page de français, se dressant devant Pasteur, le savant par excellence, devant Brandy, l’inventeur de la T.S.F., devant Foch, devant l’abbé Rousselot, créateur de la phonétique, devant les quelques 5.000 et plus élèves de Polytechnique, Centrale, Beaux-Arts, Normale supérieure, Travaux Publics, Arts et Métiers, Génie Maritime, membres de l’Institut qui communient à Pâques et plus souvent, pour leur dire : Vous n’y comprenez rien, vous êtes dans l’obscurantisme, on vous a bourré le crâne : moi, Machin, président de la Libre Pensée de Rocherouge, je sais ! J’ai percé les ténèbres’ ; je vais vous apprendre la vérité…
- Oui, c’est plutôt grotesque…
- Tu es féroce pour eux…
- C’est qu’ils sont dangereux. Ils veulent tout démolir ; les religions positives d’abord, pas moins : c’est l’objet de leurs déclarations de principes, et ils sont hantés à tel point par cette idée de mort qu’ils n’envisagent guère pour les membres de la société qu’une seule chose.
- Qui donc ?
- L’enterrement…
- Hein ? Tu dis !
- Je dis bien : l’enterrement. La preuve ? – Voilà les statuts. Il y a 28 articles ; enlève ce qui a trait à la ‘cuisine’ de toute société, le reste se réduit à ceci :
1° - Au payement par avance, des cotisations, droit d’entrée, insigne à des ‘collectes pour les œuvres philantropiques démocratiques et sociales (ouf), à l’achat de papier timbré pour faire son testament (art 8) selon un modèle imposé (art. 14) le Sé. Se réunit le 1er jeudi de chaque mois pour le payement des cotisations ; art. 25 : la radiation pour les retardataires)
2° - A l’organisation des funérailles des sociétaires : l’art. 8 : (34 lignes de journal exige la rédaction sur papier timbré d’une demande d’enterrement civil… l’art. 10 déclare : ‘en cas de départ ou de démission ou de radiation d’un sociétaire, le testament reste acquis à la Société’ : voilà qui est raide en fait de liberté ; l’art. 22 spécifie les devoirs des autres en cas de décès d’un sociétaire ; l’art. 23 idem…
- Mais c’est une troupe de croque-morts…, si j’ai bien compris, on peut résumer ces statuts en 2 articles : art. 1 : on enterre toutes les religions ; art. II : on enterre les sociétaires… C’est gai !...
- Oui, aussi a-t-on prévu qu’il n’y aurait pas toujours foule à la Société. Savoure l’art. 28 : ‘Dans le cas où la société ne se composerait plus que de 5 membres dont 3 voudraient la dissolution, celle-ci serait de droit (sic).
- On prévoit même l’enterrement de la société. C’est une entreprise générale de Pompes Funèbres.
 François REGIS.
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Dans le Mois de Janvier
(Quelques fêtes à remarquer)
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Le mois de Janvier est consacré tout entier à honorer la Sainte Enfance de Notre- Seigneur. Venons souvent nous agenouiller devant la Crèche, soit à l’église soit dans notre maison.
Vendredi 1er Janvier. – Premier Vendredi du mois. – Premier Jour de l’an et fête de la Circoncision de Notre-Seigneur. C’est ce jour-là que le divin Sauveur reçu officiellement son nom de Jésus.
Dimanche 3. – Fête du St Nom de Jésus.
Mercredi 6. – L’Epiphanie ou les rois-mages. (Fête de l’œuvre de la Propagation de la Foi).
Dimanche 10. – Solennité de l’Epiphanie et Fête de la Ste Famille (Jésus-Marie-Joseph)
Vendredi 15. – St Paul, ermite.
Saint Paul reçu avant de mourir la visite de Saint Antoine et lui adressa des paroles :
‘Voici celui que vous avez cherché avec tant de peine ; un corps consumé de vieillesse et qui va bientôt tomber en poussière. Mais, dites moi, comment va le genre humain ? Bâtit-on encore des maisons dans les villes ? Qui gouverne le monde ? Y-a-t-il encore des adorateurs des démons ?’
Quel exemple pour les hommes d’aujourd’hui si préoccupés des nouvelles du monde entier, qu’ils en oublient leur éternité !
Vendredi 29. - Saint François de Sales, évêque de Genève. – Son enfance fut très pieuse. Les premiers mots qu’il balbutia furent : ‘Le bon et Dieu maman m’aiment bien’. A sept ans il commença ses études au collège de la Roche, et fut ensuite envoyé à celui d’Annecy. Sa piété et sa modestie ravissaient ses camarades. Dès qu’ils le voyaient arriver :’Soyons sages, disaient-ils, voici le saint’. Si l’un d’eux se permettait un mensonge ou quelques mauvaises paroles, il le priait si affectueusement de cesser, que le coupable n’osait pas lui résister. On craignait d’ailleurs de lui faire la peine, car on l’aimait beaucoup. Sa bonté était si grande, qu’un jour il s’offrit pour recevoir le fouet à la place de son cousin.
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POUR QUE VOS ENFANTS SACHENT LEUR CATECHISME

Il faut qu’ils l’étudient,
Il faut que vous le leur expliquiez,
Il faut que vous le leur fassiez étudier.
Ils sauront et comprendront certainement leur catéchisme si vous commencez par mettre fidèlement en pratique ce qu’il enseigne. L’exemple du père et la mère est la meilleure des leçons.
Souvenez-vous-en.

La Fleur des Fleurs
— : —
 De tout’ les fleurs c’est la plus belle,
 Y a pas d’lilas, y a pas d’jasmin,
 Y a pas d’biaux bouquets à la main
 Qu’ peuvent se mesurer au dret d’elle !
 Quand j’dis qu’ma fleur, c’est la pus gente
 Pour sûr que c’est la vérité ;
 On peut bin chercher d’tout couté,
 En prend dans le tas vingt et pis trente !

 Ca s’ra terjous, terjous la mienne
 Qu’remportera l’permier prix partout
 E pis su terre y a pas d’jaloux,
 Y a le moument qu’tout le monde a la sienne.
 Ma fleur qu’à r’présente la vardure,
 On la trouv’ sous tous les climats,
 Y a rin qu’les vieux quil’avont pas,
 Ca s’ passe coun ça dans la nature.

 J’ m’en vais vous dire coume a s’appelle
 La fleur que j’ parl depis longtemps,
 C’est la fleur du meilleur moument,
 L’ malheur qu’a pass’ coun’ l’étincelle.
 Ah ! Mes amis, c’est bin dommage
 Qu’on gard’ pas c’te fleur pus longtemps,
 Pasqué tout l’monde s’rait bin content
 De rester à la ‘fleur de l’âge’.
 Jean RAMEAU
 Poète berrichon
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IL NOUS FAUT DES PRËTRES
— : —
 Multiplier le nombre des prêtres, c’est multiplier les moyens de salut.
Un bon prêtre, oh ! Que de bien il peut faire et il fait ! Combien d’âmes il éclaire ! Combien d’âmes il console ! Combien d’âmes il maintient dans la voie du bien !
Favorisons de plus en plus les vocations sacerdotales !
Les âmes de nos contemporains ont besoin du prêtre plus que jamais.

MIETTES
— : —
L’âme est une cheminée où s’attache la suie de nos fautes ; elle est nettoyée par la raclette du repentir

L’ARMANA PROUVENCAU
— : —
Vèn d’espeli soun setanto-dousen numero ; setanto-dous an que ‘porto soulas e passo-tèms en tout lou pople dou Miejour’ e toujour que pu mai jouine e revertaga !
N’en soubran, pèr nosti legèire, uni dos o tres galejado. Escoutas aquesto :
LI QUARANTO SOU
Dou tèms que Madamo Miounet fasié, soun debas, soun pichot drole Zidoro, qu’es un livènti e que jougavo à soun entour, vèn d’avala uno pèço de quaranto sou.
- Juese, Mario ! crido la pauro maire, de qu’anan deventi ! Aquéu bèl enfant vai s’estoufa !
E crido lèu la servicialo :
- Nourado ! Nourado ! Courre lèu, vai querre lou medecin ; Zidoro vèn d’avala uno pèço de quaranto sou !
Bèn bravo, mai simplasso, la pauro fiho ié vèn :
- Moun Diéu ! Madamo, de-qu’avès à vous despoutenta ! Tant richo coume sias, aquéli quaranto sou vous van pas arrouina !
 LOU CASCARELET

L’armana Prouvençau pèr lou an de Diéu 1926 s’atrovo en Avignoun enco de J. Moumanille libraire-éditour, 19 carriero de sant Agrico. Costo cinquanto sou (N’apoùndre encaro sièis pèr lou reçaupre pèr le posto).
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 Pour passer une bonne année

Le Secret du bonheur
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Vivez où vous êtes, plaisez-vous à ce que vous faites, soumettez-vous d’avance à ce que Dieu voudra : C’est le secret du bonheur. S’il y a manque quelque chose, souvenez-vous que vous êtes dans le lieu d’épreuves et attendez l’éternité.
Demandez-vous de n’avoir rien à souffrir dans cette vie ? Ce ne serait pas le vœu d’un chrétien.
Faites le bien et ne souhaitez même pas que les hommes vous récompensent. Tout ce que les hommes vous donneront, Dieu ne vous le donnera plus ; car si vous voulez les récompenses des hommes, c’est que vous travaillez pour eux et non pour Dieu.
Tenons-nous où Dieu nous a mis, faisons de notre mieux la besogne qu’il nous a assignée et bénissons son saint nom, et adorons sa volonté très sainte.
Nous verrons un jour qu’il a tout disposé avec sagesse et tendresse, comme un bon père, pour nous faciliter le salut.
 Louis VEUILLOT.
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LES CALENDRIERS ET LEURS SINGULARITES
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Almanachs et calendriers ont été renouvelés. C’est peut-être le moment de faire quelques observations au sujet de ces tableaux de la division du temps.
Sachons donc qu’aucun siècle ne peut commencer par un mercredi, un vendredi ou un dimanche ; que le mois d’octobre commence toujours le même jour de la semaine que le mois de janvier, avril le même jour que juillet, et décembre le même jour que septembre ; que février, mars et novembre commencent le même jour de la semaine ; que mai, juin et août débutent, au contraire, à des jours différents les uns des autres, et que l’année commence et se termine toujour le même jour.
Notons, toutefois, que ces règles ne s’appliquent pas aux années bissextiles. Enfin, rappelons que le même calendrier peut servir tous les vingt-huit ans.
Et maintenant, admirons nos almanachs dans leur splendeur éphémère.

E P I P H A N I E
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 Voici que des Mages vinrent de l’Orient.
 (Evangile selon St Mathieu)

Donc, Balthazar, Melchior et Gaspar, les rois Mages,
Chargés de nefs d’argent, de vermeil et d’émaux,
Et suivis d’un très long cortège de chameaux,
S’avancent, tels qu’ils sont dans les vieilles images.

De l’Orient lointain, ils portent leurs hommages
Aux pieds du Fils de Dieu né pour guérir les maux ;
Un page noir soutient leurs robes à ramages.

Sur le seuil de l’étable où veille Saint Joseph
Ils ôtent humblement la couronne du chef
Pour saluer l’Enfant qui rit et les admire.

C’est ainsi qu’autrefois, sous Auguste César,
Sont venus, présentant l’or, l’encens et la myrrhe,
Les rois Mages, Gaspar, Melchior et Balthazar.
 JOSE-MARIA DE HEREDIA
 De l’Académie Française

La peur est un microscope qui grossit le danger.
Quand les coudes d’un habit s’ennuient et bâillent, presque toujours les souliers se mettent à rire.
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DENIER DU CULTE
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I. Qu’est-ce que le Denier du Culte ? – C’est la cotisation que chaque fidèle doit donner à son évêque pour l’entretien du clergé diocésain.
II. Pourquoi entretenir le clergé diocésain ? – Parce qu’il a été dépouillé de ses biens et que les fidèles lui doivent une honnête subsistance.
III. Comment le clergé a-t-il été dépouillé de ses biens ? – La loi de Séparation lui a enlevé ses presbytères et les traitements qui lui étaient dus. Ces traitements eux-mêmes étaient une indemnité pour les biens pris par la Révolution.
IV. Pourquoi les fidèles doivent-ils au clergé une honnête subsistance ? – Parce que le prêtre se consacre tout entier au ministère des âmes et qu’il se trouve toujours à la disposition des fidèles.
V. Le Clergé ne pourrait-il pas se contenter du casuel ? – Le casuel est nécessaire pour l’entretien de l’église et de ses serviteurs. La part du clergé n’est pas assez importance dans la plupart des paroisses pour constituer un traitement ; et, quand elle est plus importante, le clergé a aussi des charges plus lourdes à supporter.
VI. L’Evangile parle-t-il du Denier du Culte ? – Oui, Notre-Seigneur envoyant ses apôtres leur a dit que l’ouvrier est digne de son salaire et, de ce fait, il vivait lui-même des offrandes des fidèles.
VII. Nous donnons déjà pour les œuvres ! – Vous faites bien ! Que votre charité soit donc ordonnée ! La plus importante et la plus nécessaire des œuvres, c’est celle du Culte.
VIII. Pourquoi la quête est-elle remise à l’évêque au lieu de rester à la paroisse ? - Parce que beaucoup de paroisses sont pauvres et ne peuvent se suffire : aussi, l’évêque, qui est le chef et le père de la famille diocésaine, est-il obligé de demander aux plus riches de venir en aide aux plus pauvres pour répartir ensuite les ressources selon les besoins
IX. La cotisation est-elle obligatoire pour tous les fidèles ? – Oui, puisque tous sont membres de l’Eglise et participent à ses avantages, seuls, les indigents, en sont dispensés.
X. Que penser de ceux qui ne donnent pas leur cotisation ? – Ils ne remplissent pas leur devoir envers la famille diocésaine dont ils font partie, et leur conscience reste chargée d’une obligation.
XI. Quelle cotisation faut-il donner ? – Vous devez donner une cotisation proportionnée à vos ressources et à la somme demandée à votre paroisse ; faites-le de bon cœur sans vous faire prier, avec respect pour les représentants de Notre-Seigneur.
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INGENUITE
La femme de chambre s’adresse à son maître :
- Il y a dans l’antichambre un Monsieur qui désire parler à Monsieur.
- Je ne suis pas visible.
- Ca ne fait rien, Monsieur, c’est un aveugle.

Scène nocturne
Il est minuit passé.
Un locataire en retard sonne désespérément à la porte. A la fin, le concierge s’éveille et crie :
- Qui est là ?
- Le locataire du troisième.
- Trop tard ! Allez à l’hôtel !
- Vous devez m’ouvrir à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
- Je n’ouvrirai pas.
- On verra bien.
- Alors, passez-moi un billet de dix francs sous la porte.
- Vous êtes un voleur.
- On ne dérange pas les gens comme cela. Je fais payer ma peine.
- Soit. Prenez votre billet.
En ce disant, le locataire glisse un billet sous la porte qui s’ouvre aussitôt.
Mais, d’un geste rapide, il pousse le concierge dans la rue et verrouille la porte. Au dehors il fait un froid de 12 degrés et le pauvre homme est légèrement vêtu.
- Ouvre-moi ! Supplie le malheureux.
- Bien volontiers. C’est dix francs, glissez-les-moi sous la porte. Il fallut bien s’exécuter.
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MARCHE ! MARCHE !
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Un gendarme me prend au collet, rude, brutal, d’une force irrésistible.
- Marche ! Me dit-il.
Et il faut bien que je marche.
- Du moins, m’écrié-je, dites-moi où vous me conduisez ?
- Marche sans savoir où je te mène.
- Un peu de lumière sur ma route !
- Pas de lumière ! Que tu voies pas, que tu saches ou ne saches pas, qu’importe ! Il faut marcher, marcher toujours !
- Quoi ! Je ne pourrai pas m’arrêter un instant pour regarder derrière moi, pour contempler la campagne, les jardins fleuris que je traverse, pour prendre haleine dans quelque maison amie ?
- Non, pas un instant d’arrêt, pas un seul ; et il te faut marcher la nuit comme le jour, malade ou bien portant, marcher jusqu’à ce que tu tombes et, une fois tombé, tu ne te relèveras plus et tu ne me verras plus alors jamais, jamais.
- Mais, rude gendarme, dites-moi votre nom ?
- Mon nom, tu le sais, tu l’as prononcé mille fois sans y attacher d’importance, insouciant, méprisant parfois : je m’appelle le Temps.
 R.P. LESCOEUR.

CONSECRATION de L’EGLISE VOTIVE du
SACRE-CŒUR à AVIGNON
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Les Journaux ont rendu compte de cette splendide cérémonie qui eut lieu le 11 Novembre, fête de St Martin et Anniversaire de l’Armistice.
Cette église (vrai bijou d’architecture) a été élevée, comme on le sait, par souscription publique à la suite d’un Vœu fait par Mgr Latty archevêque d’Avignon durant la guerre pour attirer la victoire sous nos drapeaux.
Elle est dédiée au Sacré-Cœur de Jésus et sera consacrée spécialement au souvenir de nos Morts de Vaucluse. Le nom de chacun d’eux, écrit sur une feuille de parchemin, sera enfermé dans une urne de pierre sur laquelle veille un ange. Quatre anges, dus au ciseau du célèbre sculpteur avignonnais Endignoux, représenteront nos quatre arrondissements Avignon, Apt, Carpentras, Orange.
Notre paroisse, qui a pris part à la souscription publique, y sera donc représentée par le nom de tous nos chers disparus.
C’est Mgr de Llobet, notre vénéré archevêque-coadjuteur, qui, entouré d’un nombreux clergé et d’une foule immense procéda aux cérémonies qui majestueuses et si touchantes de la consécration. Le peuple n’a cessé depuis ce jour d’affluer au nouveau sanctuaire, et particulièrement le jeudi 3 décembre où Monseigneur ‘baptisa’ une superbe cloche.
Nos lecteurs trouveront ici avec plaisir le texte complet du Cantique qui clôtura ces deux belles cérémonies :
CANTIQUE au SACRE-CŒUR pour les MORTS de la GUERRE. (Paroles et Musique de M. l’Abbé L. BREMOND.– Chant harmonisé par M. l’Abbé BOILEAU, directeur de la Maîtrise du Petit Séminaire.

Refrain

Dans votre béni sanctuaire,
Pour nos héros tombés, nous prions à genoux ;
Ecoutez notre humble prière ;
Cœur-Sacré de Jésus, ayez pitié de nous.

1. Qu’ils étaient beaux, nos fils de France !
 Ils sont tombés au champ d’honneur.
 -Qui donc sera leur récompense ?
 C’est vous divin Jésus, c’est votre Sacré-Cœur !

2. - Ne coulez plus larmes amères,
 Voici le vrai consolateur.
 - Qui donc consolera les mères ?
 C’est vous divin Jésus, c’est votre Sacré-Cœur !

3. - De l’orphelin qui lamente,
 Et de la veuve en sa douleur,
 - Quel est l’abri dans la tourmente ?
 C’est vous divin Jésus, c’est votre Sacré-Cœur !

4. - De nos soldats les chères âmes
 Vont s’envoler vers le Bonheur,
 - Qui les délivrera des flammes ?
 C’est vous divin Jésus, c’est votre Sacré-Cœur !

5. - Au jour de la grande Victoire,
 Quand paraîtra le Christ vainqueur ;
 - Qui les couronnera de gloire ?
 C’est vous divin Jésus, c’est votre Sacré-Cœur !

6. – Et dans le doux revoir suprême,
 Sous la houlette du Pasteur ;
 - Qui me rendra tous ceux que j’aime ?
 C’est vous divin Jésus, c’est votre Sacré-Cœur !
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 L’Armana Prouvençau de 1926

LOU MARRIT MESTIE
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Dous gardo tirassavon en presoun, limenoto i pougnet, un meichant laire. E, coumo, en lagremejant, lou maufatan se plagné de soun sort malurous, un di gardo ié diguè :
- Tout aco t’amerito, moun ome ; quau m’a vist de s’ana prendre un tau marrit mestié !
- Marrit mestié, vèn lou laire, pas tant marrit qu’aco ! Basto me l’aguèsson leissa faire, ié gagnave uno fourtuno !
 LOU CASCARELET
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Nosti Viei Ditoun
- Te sies fa mau ? Mete ié de sau.
- Vau mai apetis que sausso.
- Pèr saupre coumanda, fau saché oubei.
- Ounte i’a de chin i’a de niero ;
 Ounte i’a de pan i’a de gàrri ;
 Ounte i’a de femo i’a lou diable.
 (Ho ! D’aquéli boustre d’Ancian !)
 N. D. L. R.

L’ESPRIT de BATISTO BONNET
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- Lou pople en Franço es coume lis ase de Bèu-Caire que dou maibramon dou mai manjon de cop de bastoun.
- Vau mai pouda sa vigno que de coupa soun vin.
- Lis ome qu’escouton n’en sabon toujour mai que li que s’escouton.
- Li tres quart dis ome soun coume li guigno-co, se creson grand sus uno mouto.
 Bastisto BONNET

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Le coin des Chercheurs
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I. – Réponse aux devinettes de Décembre

N° 98 : Enigme : Je l’ai vu vivant, je l’ai vu mort, je l’ai vu courir après sa mort. – Le Feuillage.
N° 99 : Devinette : Qu’est-ce qui ressemble le mieux à la moitié de la lune ? – L’autre moitié.
N° 100 : Calembour. - Quel est le moyen d’avoir en hiver un logis chaud sans y allumer de feu ?
- C’est fort simple, Procurez-vous une statuette de Napoléon 1er en pied ou à cheval (un simple buste ne suffirait pas !) Cassez-lui un bras, et mettez-le ainsi chez vous : vous aurez un… Bonaparte manchot !...
N° 101 : Différence. – Quelle différence y a-t-il entre un voyageur et la gare ou il prend le train ?
- C’est que le voyageur part… et se rend à destination, tandis que ‘la gare demeure… et ne se rend pas’.
 

II. - Nouveaux jeux d’esprit

N° 102 : Charade (par fermière dans un petit hameau)
 Dans mon premier le mouton court,
 Mon second est heureux séjour ;
 Quoique mon tout soit rare et cher, souvent fragile,
 Tu vas le découvrir sans t’échauffer la bile.
N° 103 : Différence (envoi de Denise R.)
 Quelle différence y a-t-il entre un escalier et une cigarette ?
N° 104 : Calembour, (proposé par Médor) Quel est l’animal qui a le meilleur caractère ?
N° 105 : Changement de lettre (par une Pertuisienne)
 Sur mes huit pieds je suis coquette ;
 En changeant simplement ma tête
 On a l’objet qui me complète.
Petit correspondance. – A Mademoiselle D.R. : Merci de vos jolies devinettes. En recevrons de nouvelles avec plaisir et reconnaissance.

 FIN

Impr. Bonne-Presse du Midi – Vaison Le Gérant N. MACABET