feuille contact du 16 decembre 2018

15 décembre 2018

Permanence paroissiale à Orange ouverte du lundi au samedi de 10 h à 11 h 45. Tél. 04.90.51 86 13
Permanence du Secours Catholique : mercredi et jeudi de 13 h 30 à 18 h au 36, avenue de Verdun à Orange. Tél. : 04.90.34.64.41

Sachez-le !
POUR NOËL,Pensons à faire signe aux personnes isolées en les
invitant chez nous, si nous le pouvons.

LE 25 DECEMBRE, A MIDI 30,REPAS DE NOËL partagé
au presbytère d’Orange,
18, rue du Renoyer
pour les personnes seules. Chacun apporte quelque chose
à partager. S’inscrire à la permanence

MESSES DE NOËL
Lundi 24 décembre 18h00 Notre-Dame (familles avec enfants)
18h00 St Florent (avec le choeur St Florent)
18h00 Caderousse (avec Pastorale de Noël)
22h00 Notre-Dame Messe de minuit
à l’Hôtel-Dieu (messe tridentine – forme extraordinaire du rite romain)
Mardi 25 décembre

Messes du Jour de Noël
9h00 Fourchesvieilles
10h30 Hôtel-Dieu
10h30 Notre-Dame
11h00 Caderousse

MERCI AUX PERSONNES qui ont monté les crèches
de nos églises. Elles nous aident à vivre Noël.

N°933 - Dimanche 16 décembre 2018
Soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes.
Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien.
St Paul aux Philippiens 4, 4-5

BIENTOT… L’ADORATION CONTINUE !
Dimanche 25 novembre dernier, avec le Père Diederik, missionnaire de l’Eucharistie,
venu nous encourager à lancer l’adoration eucharistique continue dans notre paroisse,
nous avons été émerveillés de voir les réponses à l’invitation du Seigneur Jésus :
« Venez veiller une heure avec moi. » Les personnes concernées ont été contactées
personnellement. Voici quelques précisions :
Chaque semaine, pendant 60 minutes, au jour et à l’heure que chacun a indiqués,
il s’agit de venir physiquement à l’oratoire Saint Florent pour, à tour de rôle, adorer le Seigneur
Jésus exposé dans le Saint Sacrement et nous relayer en sa présence.
Nous aurons l’adoration continue du mercredi matin au vendredi soir, sans interruption grâce
aux paroissiens inscrits tant pour les heures du jour que pour celles de la nuit.
Nous pourrons avoir d’autres temps d’adoration le mardi matin et le samedi matin.
Cette adoration continue est tout à la fois
- personnelle : chacun s’engage pour le Seigneur, afin de Lui rendre hommage et honneur et
de lui confier ses intentions personnelles et familiales ;
- et communautaire : cette chaîne ininterrompue d’adorateurs représente toute la paroisse et
présente au Seigneur Jésus toutes nos intentions de nos communautés : les malades, les
pauvres, les enfants et les adultes qui demandent le baptême, la confirmation et l’eucharistie,
les couples qui se préparent au mariage…
L’exposition de Jésus se fera dans l’ostensoir : le Soleil de justice apportera la guérison dans son
rayonnement. (Mal 3, 20). Exposé, Jésus se fait vulnérable. Nous serons veilleurs en sa présence.
Qui me remplacera si je suis empêché ?
C’est en effet à chaque adorateur de trouver son remplaçant ! Mais c’est un cadeau
- pour moi appelé à devenir missionnaire en proposant à quelqu’un ce remplacement ;
- pour celui à qui je demande en lui permettant de faire le point sur sa relation à Dieu ;
- pour celui qui accepte en raison de l’expérience qu’il va faire pendant cette heure avec Jésus.
Recevons et faisons ce cadeau avec joie. Soyons aussi rassurés, puisque chaque adorateur fait
partie d’une équipe qui rassemble les adorateurs inscrits sur le même créneau horaire que lui, le
même jour ou les jours suivants. C’est aussi vers eux que se trouve la solution de remplacement.
L’adoration sera-t-elle silencieuse ?
Oui, à moins d’y être seul, la chapelle d’adoration devra être un lieu de silence. Le silence conduit à
Dieu pourvu que l’homme cesse de se regarder lui-même. (Cardinal Sarah)
Ne vais-je pas m’ennuyer ? 60 minutes, c’est long !
Dans le bourdonnement et l’agitation que nous vivons, il nous faut bien un bon temps de
recueillement pour nous apaiser et nous ouvrir à la présence de Jésus. C’est alors que Jésus pourra
nous parler Coeur à coeur, comme lui seul peut et sait le faire.

Quand l’adoration va-t-elle commencer ?
L’adoration continue commencera le 8 janvier 2019 : ce jour-là, tous les adorateurs sont appelés
à se retrouver pour un temps d’explication et de formation des équipes. Il aura lieu deux fois :
- la première à l’église Saint Florent à 9h30 après l’adoration qui suit la messe.
- la deuxième fois à l’église saint Florent de 20h30 à 22h00.
Il y aura aussi une ‘école de l’adoration’ pour ceux qui découvrent, commencent ou veulent
renouveler : les mardi 15 & 29 janvier de 20h30 à 21h45 et jeudi 17 & 31 janvier de 14h30 à 15h45
L’oratoire sera chauffé et aménagé pour que votre temps d’adoration soit confortable.
N’ayons pas peur ! L’adoration continue a été demandée au printemps dernier. Elle fait partie de
notre visée pastorale. Le Seigneur lui-même nous y appelle. Ensemble, essayons ! P. Michel BERGERparoisse.orange84@gmail.com ; 18, rue du Renoyer 84100 Orange


paroisse.orange84@gmail.com ; 18, rue du Renoyer 84100 Orange
www.orange.paroisse84.fr ; www.caderousse.paroisse84.fr ; www.diocese-avignon.fr


Agenda paroissial
Prions les défunts de nos paroisses - du 10 au 14 décembre 2018
Georges BRIOLS, Blanche LOUDENOT, Jeannette COSTANZO, Aurélie VALLA,
Ginette GOSSELIN, Christiane FOLI, Gérard LOISEAU


Avec LES ANTIENNES DES VEPRES qui se chantent au Magnificat dans les sept jours qui précèdent Noël, du 17 au 23 décembre, la liturgie
de l’Avent atteint sa plénitude. Ces antiennes, que l’Eglise romaine chantait déjà avec une grande solennité au temps de
Charlemagne, commencent toutes par l’interjection O : O Sagesse, O Adonaï et Chef de la maison d’Israël, O Rameau de Jessé, O Clé
de David, O Soleil de justice, O Roi des nations, O Emmanuel. (Elles sont aussi reprises à l’acclamation de l’Evangile à la messe du jour.)
Elles donnent lieu à une forme originale d’énoncé des noms divins inspirés des Saintes Ecritures dans l’admirable articulation du
Premier et du Nouveau Testament. Vers l’an 830, Amalaire de Metz faisait remarquer à propos de ces grandes antiennes que les ô
marquent l’admiration et introduisent dans l’ordre de la vision et du regard, plus que dans celui de la narration et de l’exhortation
(De Ordine Antiphonarii, ch. 13). L’horizon qu’elles laissent apercevoir ouvre sur une dimension eschatologique, celle de la nouvelle
venue du Seigneur. Leur Veni est porteur de toute l’espérance actuelle de l’Eglise. Comme le faisait observer Dom Guéranger, « 
l’instant choisi pour faire entendre cet appel à la charité du Fils de Dieu est l’heure des Vêpres, parce que c’est sur le Soir du monde
(vergente mundi vespere) que le Messie et venu. » On chante ces antiennes à Magnificat pour marquer que le Sauveur que nous
attendons nous vient par Marie. https://liturgie.catholique.fr/accueil/annee-liturgique/de-lavent-au-temps-de-noel/lavent/3441-les-antiennes-o-de-l-avent/


SAMEDI 15 décembre
17h00, confessions à l’église Saint-Florent
18h00, 1re messe du dimanche à St-Florent
Int : 1) Georges Benistant + ; 2) Daniel de Bonadona d’Ambrun + ; 3) Frédéric Coupier +

DIMANCHE 16 décembre 3e dim. de l’Avent dimanche de Gaudete
9h00, messe à Fourchesvieilles et messe tridentine à l’Hôtel-Dieu
10h30, messe à la cathédrale Notre. Dame Int : 1) Famille Meunier ; 2) Jean-Paul Quittau ;
3) Action de grâce Famille Nguyen, et les âmes du purgatoire ; 4) Benjamin Randriamampionina +
11h00, messe à Caderousse
16h30, concert de l’ensemble Les Enfants d’Arausio à l’église St Florent
Musiques et chants provençaux traditionnels de Noël

LUNDI 17 Antienne O Sagesse
8h30, messe à l’église saint Florent

MARDI 18 Antienne O Adonai
8h30, messe à l’église Saint Florent suivie de l’adoration eucharistique et des confessions
18h30, messe à Caderousse

MERCREDI 19 Ant. O Rameau de Jessé
8h30, messe à l’église Saint Florent
17h00 – 18h30, confessions pour les enfants du catéchisme à la chapelle de la Nativité
20h00, Groupe de prière « Soif de Dieu » avec les soeurs Carmélites à la Nativité

JEUDI 20 décembre Antienne O Clé de David
7h00 et 8h30, messe à l’église Saint Florent Int : 1) Marie-Thérèse et Etienne Prost-A-Petit +
10h30, célébration d’avant Noël avec les enfants de l’école Notre-Dame à la cathédrale
10h30, célébration de Noël au centre hospitalier Louis Giorgi
15h-17h, atelier mémoire à la Nativité (Françoise Faure 06 83 86 05 51)
17h00 - 18h00, confessions à l’église saint Michel de Caderousse suivies de la messe à 18h00
18h00 - 22h00, adoration eucharistique à l’Hôtel-Dieu

VENDREDI 21 décembre Antienne O Orient
8h30, messe à l’église Saint Florent
10h30, messe de Noël à la résidence médicalisée Raoul Rose Int : 1) Famille de Nadaï (vivants et +)
Célébrations d’avant Noël avec les enfants à l’école de la Nativité
15h00, chapelet à l’oratoire de l’église Saint Florent
16h00, messe de Noël à la résidence médicalisée du Sacré-Coeur
16h15, messe au centre hospitalier Louis Giorgi
17h30 – 19h30, confessions à l’église saint Florent

SAMEDI 22 décembre Antienne O Roi de l’univers
10h00 – 11h00, confessions à l’église saint Florent 10h30, chapelet à l’Hôtel Dieu
11h00, messes de Noël aux résidences médicalisées de la Deymarde et de Caderousse
11h00, messe à l’église Saint Florent
11h30 – 12h15, confessions à l’église saint Florent
17h00, confessions à l’église St-Florent
18h00, 1re messe du dimanche à St-Florent Int : 1) Andrée Gaglione +
avec accueil de la lumière de Bethléem portée par les Scouts et Guides de France

DIMANCHE23 4e dimanche de l’Avent (Année C) Antienne O Emmanuel
9h00, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (4e Dimanche de l’Avent) Int 1) pro populo
9h00, messe à Fourchesvieilles Int : 1) Famille Ferron +
10h30, messe à la cathédrale Notre. Dame Int : 1) Famille Meunier
11h00, messe à Caderousse Int : 1) Paulette Durand-Lanes

+www.orange.paroisse84.fr ; www.caderousse.paroisse84.fr ; www.diocese-avignon.fr


CRISE DES GILETS JAUNES
https://www.diocese-avignon.fr/Appel-aux-catholiques-du-Vaucluse-et-a-tous-nos-concitoyens.html
Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, a relayé
l’appel du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.
https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/468109-appel-auxcatholiques-
de-france-a-nos-concitoyens/
« À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise
révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les
responsables politiques. Il serait à coup sûr très dommageable que cette situation délétère se prolonge.
Mais chacun sent, plus ou moins confusément, que la sortie de crise sera difficile car les enjeux sont tout
autres que conjoncturels : il en va de notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir. Comme nous
l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la
lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les
agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des
attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être
touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national » 1.
Nous constatons que notre démocratie manque de lieux d’échange et de réflexion qui pourraient
permettre l’émergence à une large échelle de suggestions positives élaborées ensemble. L’affaiblissement
de nombreux partis politiques et un recul significatif de l’engagement syndical contribuent à ce déficit. Où
nos concitoyens trouveront-ils des lieux appropriés pour ce travail si urgent ? L’Église catholique dispose
d’un maillage de milliers de paroisses, réparties sur l’ensemble de notre territoire et riches de la présence
de multiples mouvements, aumôneries et associations de fidèles. Lieu de prière, en particulier liturgique,
la paroisse est aussi par nature et par vocation la « maison de famille fraternelle et accueillante »2 pour
tous et la « famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme »3.
À ce moment de notre histoire, nous pouvons le montrer et apporter notre contribution pour aider notre
société tout entière à surmonter la crise qu’elle traverse. Sans se substituer aux politiques, l’Église offre
un espace pour faire grandir la fraternité. »
1 Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, Dans un monde qui change retrouver le sens du politique, coédition
Bayard-Cerf-Mame 2016, p. 12
2 S. Jean-Paul II, Exhortation apostolique Christifideles laici, 1988, n° 26
3 Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, n° 28
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A quelques jours de Noël, après avoir consulté les membres du conseil pastoral, à défaut de pouvoir
immédiatement susciter des groupes d’échanges et de propositions ouverts très largement, il me paraît
nécessaire d’interpeller les paroissiens du secteur d’Orange-Caderousse.
Faisons nôtres les questions proposées par nos évêques :
1. Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise
actuel et des formes violentes qu’il a prises ?
2. Qu’est-ce qui pourrait permettre aux citoyens dans notre démocratie de se sentir
davantage partie prenante des décisions politiques ?
3. Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?
4. Quel « bien commun » recherché ensemble pourrait fédérer nos concitoyens et les
tourner vers l’avenir ?
5. Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?
Les paroissiens qui le peuvent et le souhaitent peuvent bien évidemment former des groupes de partage sur
ces questions.
Pour traverser et dépasser la crise sociale et politique que vit actuellement notre pays, nous avons besoin,
au-delà de la prière, de redécouvrir la doctrine sociale de l’Eglise. Mgr Bernard Ginoux, dans le texte qu’il
m’a autorisé à reproduire, nous montre ce chemin. (voir au dos)
La doctrine sociale de l’Eglise est accessible dans un compendium mais aussi à travers le parcours Zachée
http://zachee.com/ que nous pourrions proposer dans les prochains mois. Merci de vous y intéresser et de
me faire part de vos besoins, remarques et suggestions.
P. Michel BERGER


« Rendre leur dignité aux travailleurs »
A trois semaines de la Nativité, c’est-à-dire de Noël, de la venue de Dieu parmi les hommes, ce
Dieu que je prie, que je sers, et qui m’aime me dit qu’il s’est fait proche de chaque
personne humaine, qu’il aime chacun et veut le bien de tous. Aussi je veux porter ce message à
vous qui vous sentez écrasés, méprisés, humiliés par un système économique et politique où l’être
humain est rejeté au nom du profit et de l’argent. La première violence vient des situations qui,
dans la vie économique et politique, attentent à la dignité de la personne, à la justice et à la
solidarité.
L’Eglise Catholique a développé depuis le XIXe siècle une pensée sociale que réactualisent
sans cesse les prises de position des papes contemporains. Le pape François, reprenant Jean-
Paul II, écrit : « Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses
membres, sans exclure ni privilégier personne » (Laudato Si, n°93). Pour cela, le travail exercé
permet à la personne d’avoir un espace de valorisation, de participation au bien commun, un
moment où elle se trouve elle-même. Le chômage durable abîme la personne et nécessairement
cause un sentiment d’injustice. De la même manière quand des activités contraignantes comme le
travail de la terre ou à l’usine ne permettent plus d’en vivre il y a une atteinte à la dignité du
travailleur.
Trop de personnes aujourd’hui en France, ne peuvent vivre dignement du fruit de leur travail :
c’est injuste ! Le travail humain, écrivait Jean-Paul II, « ne concerne pas seulement l’économie
mais implique aussi et avant tout des valeurs personnelles » (Laborem Exercens). Quand des
retraités voient leurs enfants et leurs petits-enfants subir le chômage ou devoir accepter un travail
mal rémunéré ou n’être pas traités selon leurs droits légitimes, comment ne pas s’émouvoir ?
Comment ne pas demander justice ?
Dans un passé récent, l’entraide familiale pouvait encore jouer mais les plus petits revenus sont
les premiers touchés par les mesures économiques présentes. La situation de beaucoup de
personnes âgées se dégrade régulièrement. Beaucoup ne peuvent envisager de payer 2 000 euros
par mois (en Tarn-et-Garonne) une pension en maison de retraite. Or ces personnes ont travaillé
toute leur vie. Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui nos anonymes Gilets Jaunes à crier leur
souffrance ? C’est de voir une société de plus en plus livrée au profit, à la rentabilité, à la
performance.
Le « petit » n’a plus sa place, le peuple est victime de ce que le pape François nomme la « culture
du rebut ». La pensée sociale chrétienne nous rappelle que la recherche du bien commun est
aussi la recherche du bien des personnes. Par le travail, l’être humain assure la nourriture pour
lui et sa famille, prend sa place dans la société et donc dans la relation aux autres, réalise ses
capacités et contribue à transformer le monde.
L’être humain n’est pas une machine au service d’un système économique. La crise que nous
vivons vient essentiellement du manque d’humanité de nos sociétés technocratiques. Il est
nécessaire de refonder la relation entre le travail et le capital, de rendre à nos concitoyens un
moyen de participation aux décisions économiques et financières que le jeu politique ne permet
pas.
Il est urgent que l’autorité politique, aujourd’hui beaucoup trop soumise au pouvoir de la
finance, engage sa responsabilité pour la promotion du droit au travail, en soutenant des
entreprises, en stimulant les créations d’emploi, en répondant par des actes au cri de souffrance
que nous entendons. La main tendue et le coeur à l’écoute sont nécessaires.
Vous tous qui souffrez et demandez justice, je vous exprime ma proximité même si je ne peux
qu’inciter à la dignité, au respect de chacun et à la nécessité de ne pas aggraver la situation de
beaucoup. Méfiez-vous de toute violence !
Nous allons fêter la Nativité de Jésus, que ce bébé innocent qui est Dieu parmi nous vous offre son
sourire. Il n’a que ça, ce petit enfant né dans une étable, mais il est notre Sauveur ! Pensez à Lui,
il pense à vous.
Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban
Le 9 décembre 2018