feuille contact du 23 juillet

21 juillet 2017

RECEVOIR « CONTACT » PAR INTERNET
Ecrire : à paroisse-orange@levauclusien.fr
en indiquant votre adresse et en signalant : « Je désire recevoir Contact par internet. »
Permanence paroissiale à Orange ouverte du lundi au samedi de 10 h à 11 h 45 :
au 18, rue du Renoyer. Tel. 04.90.34.15.07
Site de la paroisse de Caderousse : www.caderousse.paroisse84.fr
Site de la Paroisse d’Orange : https://sites.google.com/site/paroissedorange/home
Permanence du Secours Catholique : lundi et jeudi de 14h à 16h 30 5, rue Capty à Orange. Tél. : 04.90.34.64.41
Agenda paroissial
Samedi 22 juillet :
11h, au Grès, baptême de Louahne Fauchet.
11h, à Saint-Florent, baptême d’Alice Seban.
18h30, messe à Saint-Florent. Int : Maurice Morel et Robert Tressol. Action de grâces.
Dimanche 23 juillet : 17e dimanche ordinaire A.
A 9h, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (septième dimanche après Pentecôte).
9h00, Messe à Fourchesvieilles. Int. Louise Nury.
10h30, messe à Notre Dame. Int. Monique et Régis Borderie.
11h : Messe à Caderousse.
Lundi 24 juillet : 8h30, Messe à Saint-Florent. Int. Marie Grangeon.
Mardi 25 juillet : 8h30, Messe à Saint-Florent, suivie de l’Adoration eucharistique.
Int. Famille Roche.
Mercredi 26 juillet : 8h30, Messe à Saint-Florent.
Jeudi 27 juillet : 8h30, messe à Saint-Florent.
Vendredi 28 juillet : 8h30, messe à Saint-Florent.
20H30 :Saint FLORENT :Concert ensemble à cordes.Association personnes handicapées..
Samedi 29 juillet : 11h, messe à la résidence médicalisée de la Deymarde.
18h30, messe à Saint-Florent.
Dimanche 30 juillet : 18e dimanche ordinaire A.
A 9h, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (huitième dimanche après Pentecôte).
9h00, Messe à Fourchesvieilles.
Int. famille Bonnefoy-Bourgeois.
10h30, messe à Notre Dame. Int. Danièle Ferragut.
11h : Messe à Caderousse.
Obsèques du lundi 17 juillet au vendredi 21 juillet
Catherine Jacqmin, Yolande Bulidon, Pilar Gimeno,
Margaret Martinez, Mireille Guilloton, Jacques Briche
Permanences d’accueil à Notre-Dame et à Saint-Florent. Du lundi au samedi, entre 9h et 12h et 16h et 19h. A partir du lundi 3 juillet et jusqu’au jeudi 31 août. N’hésitez pas à donner une heure ou plus pour ce service paroissial. Aucune qualification particulière n’est requise, sinon la bonne volonté. S’inscrire à la permanence paroissiale ou après les messes ou directement dans les deux églises à partir du 3 juillet. Renseignements : Hervé Lancrenon 06 63 10 07 65 pour Notre-Dame et Frédéric Aubert 06 81 58 43 45 pour Saint-Florent.
Le Père Michel Berger sera installé comme curé d’Orange le dimanche 3 septembre à la messe de 10h30 à la cathédrale Notre-Dame.
Deuxième heure musicale à la cathédrale
Dimanche 30 juillet, 18h-19h.
Entrée libre
N°863
Dimanche 23 juillet 2017
Dimanche 16 novembre 2014
Secteur interparoissial d’Orange et Caderousse
Date à bien noter !
Edito : catéchuménat et baptême des adultes
Au cours de ces derniers mois, c’est plus d’une dizaine de jeunes adultes, autour des trente ans, qui sont fait une demande de baptême à la Paroisse d’Orange. Comment ne pas s’en réjouir ? De jeunes adultes, pleinement immergés dans la société qui est la nôtre aujourd’hui, et qui demandent le baptême ! Mais, on aimerait mieux comprendre, on aimerait déchiffrer le sens d’une telle démarche. Qu’est-ce qui porte ces jeunes à s’adresser à l’Eglise pour recevoir le baptême ?
Il n’y a chez aucun une démarche de conversion « à la Claudel ». Aucun n’a vécu un retournement complet de sa vie qui l’aurait tourné vers le Christ et l’aurait ainsi porté à la demande du baptême. Le « passage à l’acte » est plutôt le fruit des circonstances et, très souvent, vient de loin. On demande le baptême parce que depuis très longtemps on ressent un manque, on pourrait dire quelque chose de pas normal. On demande le baptême pour être baptisé.
Par ailleurs, ces jeunes, quand ils formulent la demande, sont, la plupart, très ignorants de la foi chrétienne. Ils savent bien que Jésus n’est pas un joueur du PSG, mais leurs connaissances bibliques sont quasi nulles. D’autre part, ils ont une vie de prière très réduite et, spontanément, ils ne voient pas qu’une telle démarche est, naturellement, l’amorce d’un changement de vie.
La première attitude que nous devons avoir est d’accueillir. Accueillir, cela veut, d’abord, dire prendre les personnes comme elles sont. Cela veut, donc, dire résister à toute idée de les faire entrer dans le moule. Un collègue prêtre a cette formule : « Ils viennent nous acheter un robinet et nous on veut leur vendre toute la quincaillerie ! » Pendant plusieurs années j’ai eu la charge du catéchuménat diocésain ; j’étais alors curé de Montfavet. Mais c’est à Orange que j’ai le plus appris. A vrai dire, j’ai commencé par désapprendre !
Le rétablissement du catéchuménat par le Concile Vatican II et la publication du Rituel des sacrements de l’Initiation chrétienne par le Pape Paul VI ont été de magnifiques événements. Ce Rituel est un chef d’oeuvre ! Pour le rédiger, on a largement puisé dans la tradition patristique, en particulier dans les textes du IV° siècle qui marquent, sans nul doute, un apogée de la liturgie et de la catéchèse. Tout naturellement on cherche à mettre en oeuvre ce que propose l’Eglise. Mais, que faut-il faire lorsque l’on constate qu’entre la proposition de l’Eglise et la demande il y a un abîme ?
On peut vouloir combler l’abîme, vouloir à toutes forces que les catéchumènes se conforment au modèle. Mais, quoiqu’on fasse, quoiqu’on dise, on n’y arrivera pas. L’échec est assuré et les dégâts auprès des personnes vont être considérables. L’autre solution est de tenter des passerelles au-dessus de l’abîme pour que les personnes passent d’un côté à l’autre. C’est fragile, une passerelle ! Et le passage est risqué, mais là il y a des chances que quelque chose de vrai se passe.
Notre modèle est le catholique « pratiquant », qui va à la messe tous les dimanches, qui prie et lit la Parole de Dieu chaque jour, qui met en oeuvre les vertus familiales et professionnelles, qui est charitable et compatissant envers tous, qui s’engage aussi bien dans l’Eglise que dans la société et qui annonce le Christ ressuscité. Mais, si nous voulons que les catéchumènes deviennent conformes à ce modèle nous ne les baptiserons jamais !
Ma conviction, acquise au long des années, dans l’accompagnement d’un nombre important de catéchumènes, est qu’il ne faut pas partir de la fin, mais du commencement. Il faut partir de leur demande, la prendre pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une action de l’Esprit Saint, et cheminer. Ce cheminement ne peut pas être programmé à l’avance, il ne peut pas être standard. Il ne peut pas être, non plus, un parcours du combattant. Du coup on baptisera quand cela paraîtra opportun. A coup sûr, la personne ne sera pas prête. Elle demeurera terriblement ignorante d’un tas de choses de la foi et de la vie de l’Eglise. Elle conservera beaucoup des traits du vieil homme. Sa vision des choses de la vie aura été infléchie, elle n’aura pas été bouleversée et, sans doute, elle n’ira pas à la messe tous les dimanches. Mais, sans nul doute, la grâce du Christ aura touché son coeur et par delà le baptême elle pourra grandir.
C’est là que pour nous se pose la plus difficile des questions : comment accompagner après la célébration des sacrements ? Mais, cette question ne vaut pas que pour les catéchumènes ! Que faisons-nous après le baptême d’un bébé ? Après une première communion ? Après une profession de foi ? Après une confirmation ? Après un mariage ? En fait, rien de très précis. Nous ne faisons que vivre notre vie ecclésiale. Et, en cela, nous avons raison !
Père Régis Doumas, curé d’Orange et de Caderousse