feuille contact du 16 juillet

21 juillet 2017

RECEVOIR « CONTACT » PAR INTERNET
Ecrire : à paroisse-orange@levauclusien.fr
en indiquant votre adresse et en signalant : « Je désire recevoir Contact par internet. »
Permanence paroissiale à Orange ouverte du lundi au samedi de 10 h à 11 h 45 :
au 18, rue du Renoyer. Tel. 04.90.34.15.07
Site de la paroisse de Caderousse : www.caderousse.paroisse84.fr
Site de la Paroisse d’Orange : https://sites.google.com/site/paroissedorange/home
Permanence du Secours Catholique : lundi et jeudi de 14h à 16h 30 5, rue Capty à Orange. Tél. : 04.90.34.64.41
Agenda paroissial
Samedi 15 juillet : 11h, à Caderousse, baptêmes d’Elisa Karl et de Maël Danot.
11h, à Notre-Dame, baptême de Lena Fonollosa.
15h30, à Notre-Dame, mariage de Randy Giorgi et Charline Bonin.
18h30, messe à Saint-Florent. Int : Georges Benistant..Action de graces.
Dimanche 16 juillet : 16e dimanche ordinaire A.
A 9h, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (sixième dimanche après Pentecôte).
9h00, Messe à Fourchesvieilles. Int. famille Lavigne-Jehan.
10h30, messe à Notre Dame. Int. Lydie Chapuis et Jean et Julien Micolet et leur famille. Maguy (vivante).
Baptême de Téa Mortreux.
11h : Messe à Caderousse. Int. Colmant-Boiguérin.
Lundi 17 juillet : 8h30, Messe à Saint-Florent. Int. Geneviève Vuillemin.
11h, à Saint-Florent, messe de fiançailles.
Mardi 18 juillet : 8h30, Messe à Saint-Florent, suivie de l’Adoration eucharistique.
Mercredi 19 juillet : 8h30, Messe à Saint-Florent.
Jeudi 20 juillet : 8h30, messe à Saint-Florent.
Vendredi 21 juillet : 8h30, messe à Saint-Florent.
Samedi 22 juillet :
11h, au Grès, baptême de Louahne Fauchet.
11h, à Saint-Florent, baptême d’Alice Seban.
18h30, messe à Saint-Florent. Int : Maurice Morel et Robert Tressol. Action de grâces.
Dimanche 23 juillet : 17e dimanche ordinaire A.
A 9h, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (septième dimanche après Pentecôte).
9h00, Messe à Fourchesvieilles. Int. Louise Nury.
10h30, messe à Notre Dame.
11h : Messe à Caderousse.
Pas d’obsèques du lundi 10 juillet au vendredi 14 juillet
Permanences d’accueil à Notre-Dame et à Saint-Florent. Du lundi au samedi, entre 9h et 12h et 16h et 19h. A partir du lundi 3 juillet et jusqu’au jeudi 31 août. N’hésitez pas à donner une heure ou plus pour ce service paroissial. Aucune qualification particulière n’est requise, sinon la bonne volonté. S’inscrire à la permanence paroissiale ou après les messes ou directement dans les deux églises à partir du 3 juillet. Renseignements : Hervé Lancrenon 06 63 10 07 65 pour Notre-Dame et Frédéric Aubert 06 81 58 43 45 pour Saint-Florent.
Le Père Michel Berger sera installé comme curé d’Orange le dimanche 3 septembre à la messe de 10h30 à la cathédrale Notre-Dame.
Dimanche dernier, ce fut une magnifique soirée, qui m’a beaucoup touché.
Je porterai longtemps dans mon coeur vos personnes, vos noms et vos visages !
Merci
pour tous les mercis, les paroles d’amitié, les cadeaux et l’animation : extraordinaire !
N°862
Dimanche 16 juillet 2017
Dimanche 16 novembre 2014
Secteur interparoissial d’Orange et Caderousse
Date à bien noter !
Homélie du dimanche 9 juillet 2017 à Gabet
« Liberté, Egalité, Fraternité », nous, français, nous pouvons être fiers de notre devise nationale. Elle sonne haut
et clair et elle résume parfaitement les droits de l’homme. Mais, nous chrétiens de France, nous pouvons en être
plus fiers encore, car chacune de ces trois valeurs : la liberté, l’égalité, la fraternité ont leur racine dans le
christianisme. C’est tout particulièrement vrai pour la fraternité. Nous venons de l’entendre de la bouche de Paul.
En effet, le texte de la lettre aux Romains que nous avons lu commence par l’interpellation : « Frères ! » Et, dans
l’Antiquité, les chrétiens se désignaient couramment par le nom de « frères ». Cela est très bien attesté dans les
récits des martyres. Plus encore, le mot latin « fraternitas » est une création des chrétiens ; il n’existe pas dans le
latin ordinaire. L’égalité, aussi, a sa racine évangélique. L’évangile abolit ce qui sépare les hommes les uns des
autres, il abolit l’opposition entre les Juifs et les païens, entre l’homme libre et l’esclave, entre l’homme et la
femme. Dans le Christ, tous sont membres d’un même Corps. Et, souvent, il est répété : « Dieu ne fait pas de
différence entre les hommes ». Il faudrait développer tout cela - en particulier il faudrait développer l’idée que
l’on n’est frères que parce qu’on a même Père et que donc la fraternité humaine a son origine dans la paternité
divine. Mais je voudrais insister sur la liberté. En 1794, c’est cela qui était en jeu.
A la demande insistante du Représentant de la Convention, Etienne-Christophe Maignet, le Comité de salut public
avait décidé la création d’un tribunal révolutionnaire à Orange. Il se met en place au printemps 1794. Au jour de
son installation Maignet en précise la fonction - je cite : « Prévenir les complots en portant, par la sévérité des
jugements, l’effroi jusques dans la conscience de ceux qui pourraient en concevoir la seule idée. » Il ne s’agit
donc pas seulement de punir des actes ou même des propos, il s’agit de « porter l’effroi jusque dans les
consciences ». On ne peut pas mieux définir la Terreur. Et quand on lit les témoignages concernant les
bienheureuses, on vérifie tout de suite que c’est bien sur ce terrain de la conscience que tout se décide.
La soeur Iphigénie - elle avait 33 ans - a comparu, seule, le 7 juillet 1794. Viot, l’accusateur public, dénonce son
fanatisme et son attachement à la superstition, c’est à dire, tout simplement, son attachement à la foi chrétienne
et à ses engagements de religieuse. Ensuite, Fauvety, le président du tribunal, lui demande de prêter serment.
Tranquillement, elle refuse : « J’ai fait serment à Dieu et je ne puis être déliée par les hommes. Le serment que
vous me demandez serait un véritable crime ». Cela, toutes les autres le diront. Mais, la soeur Iphigénie - elle
seule a sa statue dans la chapelle des bienheureuses de la cathédrale - ajoute quelque chose de plus déterminé et
de très grande portée : « Je ne connais pas de plus glorieuse et de plus douce liberté que l’accomplissement de
mes voeux monastiques. »
Frères et soeurs, la liberté peut s’entendre de bien des manières. Beaucoup la comprennent comme ce qui les
autorise à faire leur bon vouloir ou leur simple désir. « As you like », dit-on en américain. Du coup, être libre,
c’est n’être lié par rien. Peu importe les engagements que j’ai pu prendre, je suis libre, je fais maintenant ce que
je veux. Telle n’est pas la liberté chrétienne. Pour les chrétiens l’homme est libre, bien plus il est un être de liberté,
dans son être même il est liberté ! Pourquoi ? Parce qu’il porte la capacité de s’engager, d’engager sa propre
existence et de l’engager totalement. Pour les chrétiens, on est libre lorsqu’on ne regarde plus en arrière. Pour les
chrétiens, on est libre lorsqu’on est tout entier tendu vers l’avant, vers ce qui nous a fait nous engager et décider
nos vies. Et cela n’est pas une aliénation. Cela n’est pas une contrainte. La bienheureuse Iphigénie l’exprime
admirablement : « Je ne connais pas de plus glorieuse et de plus douce liberté que l’accomplissement de mes
voeux monastiques. » La liberté d’Iphigénie est glorieuse ! La liberté d’Iphigénie est douce !
C’est ce que dit Jésus dans l’évangile : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau et moi, je vous
procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur et vous
trouverez le repos. » En nous disant : « Prenez sur vous mon joug », Jésus nous invite à la liberté. Car il est « doux
et humble de coeur ». Nulle contrainte dans ce joug, que Jésus invite à prendre, mais qu’il n’impose pas lui-même.
Et le « Repos » dont il s’agit n’est pas une sorte de farniente ou de simple délassement. Il correspond à la phrase
fameuse de saint Augustin au début des Confessions : « Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans
repos tant qu’il ne repose en toi ».
Frères et soeurs, dans la société française de notre temps, nous sommes amenés à défendre les valeurs de liberté,
d’égalité et de fraternité, mais nous ne pouvons pas le faire d’une manière seulement civile. Le Seigneur, qui nous
donne d’être libres en prenant sur nous son joug, nous donne aussi l’audace de dire que la liberté est engagement,
que l’égalité est respect de la conscience et que la fraternité n’est universelle qu’en Dieu. J’ajoute un dernier mot :
le sang des martyrs a une force de réconciliation. En versant son sang, soeur Iphigénie, contrairement à ce que
disaient ses accusateurs, ne mettait pas en opposition son appartenance à la nation française et sa fidélité au Christ.
En cela elle était prophète. Car, nous le savons bien aujourd’hui, ce n’est ni Maignet, ni l’accusateur public, ni le
président du tribunal révolutionnaire, qui défendaient la liberté - et la liberté suprême qu’est la liberté de
conscience – mais c’est bien l’humble et douce servante du Christ, celle qui, de toute son âme, accomplissait ses
voeux monastiques, soeur Iphigénie, qui portait le drapeau de la liberté.