feuille contact du 13 aout

13 août 2017

RECEVOIR « CONTACT » PAR INTERNET
Ecrire : à paroisse-orange@levauclusien.fr
en indiquant votre adresse et en signalant : « Je désire recevoir Contact par internet. »
Permanence paroissiale à Orange ouverte du lundi au samedi de 10 h à 11 h 45 :
au 18, rue du Renoyer. Tel. 04.90.34.15.07
Site de la paroisse de Caderousse : www.caderousse.paroisse84.fr
Site de la Paroisse d’Orange : https://sites.google.com/site/paroissedorange/home
Permanence du Secours Catholique : lundi et jeudi de 14h à 16h 30 5, rue Capty à Orange. Tél. : 04.90.34.64.41
Agenda paroissial
Samedi 12 août :
11h, à Saint-Florent, baptême de Mila Haidar.
11h, à Caderousse, baptême de Florian Guérin.
15h30, à Caderousse, mariage de Pierre Curi et Céline Tramier.
15h30, à Notre-Dame, mariage d’Eric Coulle et Nathalie Bon.
18h30, messe à Saint-Florent.
Int : Action de grâces. Défunts : Georges Bénistant, Odette Picaud Anne-Marie Bonnet et famille Loin.
Dimanche 13 août : 20e dimanche ordinaire A.
A 9h, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (dixième dimanche après la Pentecôte).
9h00, Messe à Fourchesvieilles. Int. : Famille Lavigne-Jehan..
10h30, messe à Notre Dame. Int : Yolande Richard.
Baptême Noémie Tonnelier.
11h : Messe à Caderousse.Int : Paulette Durand-Lanes.
Lundi 14 août : 8h30, messe du jour à Saint-Florent.
18h30 messe anticipée de l’Assomption à la chapelle de Gabet.
Mardi 15 août : ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE.
9h, messe à Fourchesvieilles. Int. Marie Brezinski et familles « Vierge visiteuse ».
9h, messe à l’Hôtel-Dieu.
10hj30, messe à la cathédrale. Int. familles « Vierge visiteuse ».
11h, messe à Caderousse.
17h30, chapelet à l’église de Caderousse.
Mercredi 16 août : 8h30, Messe à Saint-Florent. Int. familles Richard-Sabadel-Cathébras-Milan et Lucie-Paul Nguyen.
Jeudi 17 août : 8h30, messe à Saint-Florent. Int. Jacques Monié et Lucie-Paul Nguyen.
Vendredi 18 août : 8h30, messe à Saint-Florent. Int. Lucie-Paul Nguyen.
Samedi 19 août : 18h30, messe à Saint-Florent.
Int. Lucie-Paul Nguyen et famille Charbonnel et Rodet.
Dimanche 20 août : 21e dimanche ordinaire A.
9h, messe tridentine à l’Hôtel-Dieu (onzième dimanche après la Pentecôte).
9h00, Messe à Fourchesvieilles. Int. famille Ferron.
10h30, messe à Notre Dame. Int. Lucie-Paul Nguyen.
Romain Giraud et Lyna Legruiel.
11h : Messe à Caderousse.
Melissa Arnoux.
Obsèques du lundi 7 août au vendredi 11 août
Arlette Ferec, Philippe Blondel, Frédéric Vallat, Marie Alberca-Chazarra,
André Hervier, Hippolyte Verron, Jacques Rougy.
Les messes de l’Assomption ont le même horaire qu’un dimanche. Seule modification : la messe anticipée (lundi 14 août) de 18h30 a lieu à Gabet. Il y aura à Saint-Florent, à 8h30, seulement la messe du jour.
L’hospitalité Notre-Dame de Lourdes manque d’hospitaliers
pour accompagner les malades du 22 au 27 août.
Joindre sur : www.hospitalité-avignon.org
N°866
Dimanche 13 août 2017
Dimanche 16 novembre 2014
Secteur interparoissial d’Orange et Caderousse
Edito : Le Christ a fait de nous ses frères.
Pour mon départ, votre générosité m’a abondamment pourvu en livres. J’ai dévoré l’étonnante pièce de théâtre
de Gustave Thibon « Vous serez comme des dieux » et le merveilleux livre de François Cheng sur l’âme. Dans
la foulée de ces deux ouvrages, je vais me mettre à Simone Weil en lisant « La pesanteur et la Grâce ». J’ai
commencé, aussi, à exploiter les volumes de « Sources Chrétiennes » en faisant une (petite) recherche dans la
Règle de saint Benoît. Mais, je viens de lire le premier volume, paru dans la prestigieuse collection
« Patrimoines », de la trilogie de Michel Dujarier sur la fraternité chrétienne et c’est de cela que je voudrais vous
parler.
Dans l’homélie de Gabet, j’ai évoqué la devise de la nation française : « liberté, égalité et fraternité » et, au
passage, j’avais signalé que le mot même de « fraternité » est une invention chrétienne. Je tenais ça de Dujarier,
mais je ne l’avais pas encore vraiment lu. En fait, son oeuvre est impressionnante. C’est une enquête systématique,
exhaustive et approfondie sur le vocabulaire de la fraternité depuis le Nouveau Testament jusqu’au VIII° siècle.
En domaine chrétien, il faut distinguer deux significations à fraternité. La première désigne le lien de fraternité,
l’amour fraternel, ce qui unit donc les chrétiens, qui sont « frères », la deuxième désigne le groupe chrétien luimême,
la communauté comme telle, en fait l’Eglise. Par exemple, saint Cyprien, évêque de Carthage au milieu
du III° siècle parle couramment de la « Fraternité » pour désigner son Eglise, sa communauté, mais aussi l’Eglise
romaine ou même l’Eglise universelle, toutes les églises. C’est là la découverte centrale de Dujarier.
Le vocabulaire de la fraternité est très prégnant dès les commencements de l’Eglise. On dit très facilement, dans
les Actes des Apôtres ou la lettre de Paul, « les frères », par exemple les frères de Corinthe ou de Thessalonique.
Et cela est tellement dense que l’on ne s’étonne pas que l’on ait fini par utiliser le mot « fraternité » pour désigner
la communauté comme telle. En fait, on trouve ce mot « fraternité », pris en ce sens, pour la première fois dans
la première lettre de Pierre (1P2, 17 et 5, 9). Et c’est là une création. Cela n’existe pas en monde juif ou païen.
Quand, aux gens de Courthézon, je parlerai de vous, je leur dirai « la Paroisse d’Orange » ou bien les « chrétiens
d’Orange » ou les « catholiques d’Orange ». Mais ce serait tellement mieux de parler de la « Fraternité »
d’Orange ou des « frères » d’Orange ». Il est vraiment dommage que nous ayons perdu cela. Mais, après tout,
puisque cela est inscrit dans nos sources rien ne nous empêche d’y revenir !
Ce thème de la fraternité est né de l’expérience, très concrète, de ce qui unit les chrétiens dans l’Eglise. Ce qui
unit les chrétiens dans l’Eglise nous le savons, c’est l’agapé, l’amour en Jésus, répandu par l’Esprit Saint ; la
fraternité, au sens du lien qui unit des frères, est l’amour fraternel. Mais, il faut aller beaucoup plus loin. Jésus
ne fait pas de nous seulement des frères, il fait de nous ses frères ; il est notre frère. Cela aussi est attesté dans
le Nouveau Testament, mais nous en avons perdu la portée.
Très facilement nous disons que nous sommes fils de Dieu à cause du Père. Et certes ! Mais nous le sommes dans
le Fils et nous le sommes dans le Fils parce que le Fils s’est fait frère, notre frère. Sans la fraternité avec le Fils,
le Père ne serait pas véritablement notre Père !
Dans la lettre aux Romains, Paul dit que nous sommes « cohéritiers » du Christ. Cela a, sans doute, l’air important,
mais je pense que nous passons là-dessus comme l’eau sur la toile cirée. En fait, pour comprendre, il faut savoir
que dans l’Antiquité existait, comme aujourd’hui, l’adoption d’enfant, Pierre pouvait adopter Jacques pour son
enfant, mais existait aussi l’adoption de fraternité. On pouvait adopter un autre comme frère : André devenait le
frère de Jean. C’est ainsi que lors de l’héritage l’adopté avait même part que l’adoptant ; c’était d’ailleurs le but
principal de ce type d’adoption. Paul utilise cette image pour nous dire le salut dans le Christ. Et cela est
extraordinaire. Le Christ nous a adopté comme frères, il a fait de nous ses frères, il nous a, donc, fait cohéritiers.
Ainsi, tout ce que le Père donne au Fils il nous le donne, à cause de cette fraternité, dans la même proportion.
Je crois qu’il faut beaucoup de méditation théologique pour mesurer cela. Car, c’est vraiment énorme … Mais,
maintenant, je vous laisse à votre méditation !
Père Régis Doumas, curé d’Orange et de Caderousse